Tombées de la nuit 2016

Tombées de la Nuit 2016

Pendant 3 week-ends d’été le festival joue avec la ville

Depuis 2003, les Tombées de la Nuit ne cessent de se réinventer. L’association qui la pilote coordonne aussi les Dimanches à Rennes. Elle offre chaque été pendant plusieurs week-ends du mois de juillet, une trentaine de propositions artistiques dans des lieux insolites de la ville.

Un festival d’été « en ville et au bord de l’eau »

Une baleine échouée à Rennes?

« Où est-ce qu’on est ? » c’est la question qu’on pose le plus souvent à Claude Guinard, le Directeur Artistique des Tombées de la Nuit chaque été. Du 2 au 17 juillet 2016, avec son équipe, il embarque les spectateurs dans des lieux étonnants « en ville et au bord de l’eau » pour trois week-ends pleins de surprises. La ville, c’est en effet le terrain de jeu favori des Tombées de la Nuit. « Et on est loin d’avoir exploré toutes les possibilités de cette cité » affirme Claude Guinard…

De « Vilaines surprises » pour « rire avec la ville »

Le premier week-end (2-3 juillet) aura pour scène la ville et ses lieux atypiques avant de migrer vers les étangs d’Apigné le 3ème week-end (16 et 17 juillet). Entre les deux c’est l’hyper-centre et la Place de la mairie qui s’animera de sonorités bretonnes actuelles pour un grand Fest-Deiz (le dimanche 10 juillet) coproduit avec le festival Transat en ville et l’association Skeudenn Bro Roazhon. Des installations artistiques et des résidences feront la jonction entre les 3 week-ends des Tombées de la Nuit qui promet aussi de « Vilaines surprises », notamment la fausse baleine échouée sur le Quai Saint-Cyr le 1er juillet pour le coup d’envoi du Festival. Les Tombées de la nuit, pour résumer, c’est du « spectacle vivant qui bouge en permanence ». A noter que la majorité des spectacles de cet été sont gratuits.

Nouveaux Lieux et nouveaux horizons

Anima (Ex) Musica à l’Hôtel-Dieu…

A chaque édition de nouveaux territoires sont investis par les TdN. Comme l’Hôtel-Dieu, l’hôpital universitaire, qui se transforme cette année en « hôpital éphémère pour instruments malades ». Le bestiaire utopique y est en charge des opérations pour créer d’incroyables sculptures sonores en forme d’animaux et d’insectes géants.  Avec comme matière première des restes d’instruments de musique, Mathieu Desailly, Vincent Gadras et David Chalmin imaginent des créatures étonnantes dans le cloître de l’Hôtel-Dieu. Les visiteurs sont invités à aider ces mélomanes dans leur œuvre demiurgique en apportant leurs instruments cassés pour qu’ils leur donnent une nouvelle vie.

Anima (Ex) Musica à l’Hôtel-Dieu…
Anima (Ex) Musica à l’Hôtel-Dieu…

La chapelle, un lieu hospitalier

La chapelle de l’hôpital sera elle aussi réanimée par un mix de styles étonnant : au piano classique, Maxime Cyrin reprendra des thèmes de Massive Attack, Depeche Mode, les Pixies ou encore Moby. Quant à Eric Chenaux, il tissera des liens entre le jazz et les mélopées médiévales dans le décor hospitalier de la chapelle.

Sur le Parvis de l’hôtel Dieu, d’autres performances attendent les spectateurs autour d’une mystérieuse Boite Noire. « Urgence », une expérience théâtrale immersive et exclusive (pour un seul spectateur à la fois), soignera définitivement les spectateurs de leur maux de la semaine.

Embarquement avec le Radeau utopique

5 siècles après « L’utopie » de Thomas More, une expédition poétique part de Rennes en quête de l’île idéale imaginée par l’humaniste anglais. Le radeau et son équipage d’architectes, de scientifiques et d’artistes mettront le cap vers la Manche via le Canal d’Ille-et-Rance. Un bal utopique et un pique-nique participatif auront lieu près du Canal Saint-Martin avant de larguer les amarres pour un périple de 40 jours ponctué de dix escales dans des communes d’Ille-et-Vilaine. Un aller, avec retour prévu de Saint-Malo vers Rennes en 2017.

Ceux qui restent à quai pourront se consoler les 2 et 3 juillet avec le chant des sirènes, des siestes musicales et des concerts mécaniques avec à la barre Franz Clochard, le cofondateur du cirque Archaos et la compagnie Mécanique vivante.

Tirer des lignes avec d’autres familles artistiques

Fidèle à ses habitudes, le Festival des Tombées de la nuit a tissé des liens dans le quartier Saint-Martin avec d’autres structures. « On aime faire se croiser des aventures qui ne se rencontreraient pas sans le festival » rappelle Claude Guinard.

La maison de la poésie  accueillera ainsi le 3 juillet un concert de Bruit Noir et le Bon accueil, un lieu spécialisé dans les installations sonores, inaugure le même jour une création autour de « Tout Ouïe » d’Anne Gonon. Encore un beau dimanche au bord de l’eau en perspective !

Enfin, dans le cadre de « Nos quartiers ont la pêche », les Tombées de la nuit tirent des lignes vers la tendance du « Street fishing », une pratique urbaine en vogue à Rennes. Un événement porté par la Pêche moderne qui aura lieu Quai Saint-Cyr et à l’écluse de Saint-Hélier les 2 et 3 juillet.

La musique bretonne revisitée

Fest-noz des tombées de la nuit

Si vous voulez découvrir la culture musicale bretonne sous un autre angle, voici une proposition qui tombe bien : le 3 juillet 2016, les Tombées de la Nuit font se rencontrer Brendan Perry, le chanteur de Dead Can Dance qui vit en Bretagne depuis des années et le Bagad’ Cesson pour une création d’Olivier Mellano pour « un bagad et une voix ». Un concert, en partenariat avec le Lieu Unique de Nantes, autour d’un très puissant bagad (l’ensemble traditionnel breton composé de bombardes, de binious et de percussions). A écouter gratuitement dimanche 3 juillet 2016 à 18h30 sur la Place du Parlement de Bretagne.

Le dimanche d’après, le 10 juillet, Les Tombées de la nuit s’associent à Transat en ville et l’association Skeudenn Bro Roazhon pour le grand Fest-Deiz de l’été. Un rendez-vous pour découvrir les danses bretonnes et les musiques festives de la Bretagne d’aujourd’hui.

Escale Foraine aux Etangs d’Apigné

 La Compagnie Galapiat
La Compagnie Galapiat

Le troisième temps du Festival vous emmènera aux Etangs d’Apigné, aux portes de Rennes dans un espace de verdure et d’eau très apprécié des Rennais. Du vendredi 15 au dimanche 17 juillet, le festival s’étale sur 3 jours pour un VSD dédié aux performances circassiennes et aux installations artistiques en tous genre. Le « Marathon » de Sébastien Wojdan, de la Compagnie Galapiat, donnera sans doute des sueurs froides au public. Les spectateurs seront ensuite invités à jouer avec Le Grand Simon, une installation sonore insolite, référence géante au jouet Simon de notre enfance. Le Public Juke Box jouera lui le rôle « d’élément perturbateur » dans ce décor bucolique et tranquille.

Musiques sans frontières

Sous le Dome, installé près des Etangs d’Apigné, la musique se chargera de faire tomber un peu plus les frontières : Du Mali, au Canada en passant par l’Italie ou la France le festival, les groupes se succèderont pendant tout le week-end qui s’achèvera par un bal jazz, gratuit lui aussi.

Affiche Tombées de la nuit 2016

Un Festival à part…

Le « temps du festival » du mois de juillet complète les événements Tombées de la nuit qui se déroulent toute l’année à Rennes. Avec comme fil rouge, y compris dans le cadre des Dimanches de Rennes portées par l’équipe des TdN, l’ambition « d’accompagner les créations dans la ville, de questionner la place du spectateur dans l’espace public » selon les mots de Claude Guinard, le Directeur artistique. Les Tombées de la Nuit invitent à la fois des installations, des spectacles d’arts de rue, du cirque, des concerts, des chorégraphies circassiennes… le spectacle vivant, dans toute sa belle diversité

Un festival participatif

« Le concept des Tombées de la nuit c’est un triptyque autour de la création dans l’espace public, du jeu avec la ville et de la place du spectateur » résume Lénaïc Jaguin, coordinateur des Dimanches à Rennes. « Beaucoup de propositions artistiques accueillies dans le cadre des Tombées de la Nuit jouent donc sur le côté participatif ». Spectateurs et habitants ont leur rôle à tenir dans ce Festival à part qui contribue largement au « foisonnement culturel très important » spécifique au territoire rennais.

Un festival qui sait aussi mélanger les genres et les arts. « Les Tombées de la Nuit n’ont jamais été totalement un festival des arts de rue ou un festival de musique. Car les pratiques artistiques sont de plus en plus imbriquées : la danse avec la musique, les arts plastiques et la vidéo… il n’y a plus de frontières » ajoute Lénaïc Jaguin.

La ville non plus n’aura pas de frontières avec une invitation au voyage vers d’autres lieux de Rennes, au fil de la rivière et du canal pour des connexions avec le public sans cesse renouvelées.

Tombées de la Nuit
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