Biennale d’art contemporain

Biennale d’art contemporain 2018

« A Cris Ouverts », 9 semaines pour découvrir des artistes

Les Ateliers de Rennes – Biennale d’art contemporain est l’une des plus importantes biennales en France. Sa particularité est d’explorer les liens entre entreprise et création artistique avec une grande liberté. La 6ème édition se déroule du 29 septembre au 2 décembre 2018 dans une dizaine de lieux à Rennes et en région Bretagne.

Reflet de la création artistique…

Kenzi Shiokava, Installation view
© Brian Forrest

Depuis sa première édition en 2008, la Biennale d’art contemporain de Rennes explore les relations entre l’art, le monde de l’entreprise et l’économie. Initiée par l’association de mécénat Art Norac (portée par le groupe agro-alimentaire Norac basé à Rennes), la biennale est l’occasion de mettre un coup de projecteur sur la création artistique. C’est une photographie à l’instant-T de la création en Bretagne, notamment à l’occasion du Rennes art week-end, mais aussi au-delà puisque la biennale fait fi des frontières et 13 nationalités sont représentées à cette 6ème édition. « Les artistes voyagent et se déplacent, cette biennale est le reflet d’un travail artistique qui dépasse les frontières » explique Céline Kopp co-commissaire de l’édition 2018 et directrice de Triangle France, un Centre d’art basé dans la friche de la Belle de Mai à Marseille.

13 œuvres créées spécialement pour la biennale

Entre septembre et décembre le travail d’une trentaine d’artistes, 14 femmes et 15 hommes, sera présenté à Rennes avec près de 13 productions réalisées spécialement pour la biennale, mais aussi des œuvres de figures historiques de l’art contemporain comme Richard Baquié, Terry Adkins, Yves Laloy et d’autres moins connues du grand public comme Corita Kent, une religieuse activiste qui s’inscrivait dans le mouvement pop art pour diffuser des messages de paix.

« Nous avons cherché un équilibre entre des productions in situ par rapport aux lieux et aux territoires et des prêts d’œuvres » ajoute Etienne Bernard, Directeur de la Passerelle (le centre d’art contemporain de Brest) qui fait partie du duo de commissaires pour cette nouvelle Biennale, dont le titre « A Cris Ouverts » ouvre de multiples champs d’interprétation pour les artistes et les visiteurs.

Un parcours Art Week-end à Rennes, du 15 au 18 novembre

Biennale d’art contemporain 2018
© Erika Vogt

Nouveauté de l’édition 2018, la Biennale propose du 15 au 18 novembre un « Art week-end » à Rennes, un court événement pour braquer le projecteur sur la scène artistique locale, à l’image de ce qui se fait dans des villes européennes comme Anvers, Zurich, Copenhague ou Milan. En matière d’art contemporain et de création, Rennes n’a  en effet rien à envier avec les autres métropoles européennes. La capitale bretonne, au-delà des rendez-vous et des lieux de création, de formation et d’exposition (le Frac Bretagne, la Criée, l’EESAB, 40mCube, l’exposition de la Collection Pinault, entre autres…), est une métropole foisonnante avec de nombreux ateliers d’artistes et des structures d’accompagnement à la création. 

Le temps d’un week-end, le public et les professionnels sont invités à le découvrir à travers un parcours arts visuels dans des lieux de culture comme les Champs Libres ou le TNB et sur les différents lieux d’exposition de la Biennale. Quatre jours pour voir plein d’expos et visiter des ateliers d’artistes partout dans la ville. Au programme : 91 ateliers d’artistes qui ouvrent leurs portes, 15 expos et 20 performances. 

Les 10 lieux de la Biennale

Vernissage BIennale 2016
© Ateliers de Rennes – 2016

Comme les précédentes éditions la Biennale se déploie dans des lieux qui comptent dans le domaine de l’art contemporain en Bretagne, notamment le Frac Bretagne qui compte près de 5000 œuvres. C’est l’un des fonds régionaux d’arts contemporains nouvelle génération parmi les plus grands en France, installé depuis 2012 dans un bâtiment dessiné par Odile Decq dans le quartier de Beauregard. Parmi les autres lieux qui accueillent des œuvres à Rennes cette année figurent aussi le Musée des Beaux-Arts, la Criée, centre d’art contemporain, l’espace d’exposition 40mcube, le Phakt – centre culturel Colombier, la Galerie Art & Essai, sur le campus de Villejean de l’Université Rennes 2, et à Lendroit Editions, un lieu original, à la fois maison d’édition, librairie et espace d’expo situé sur la dalle du Colombier.

Depuis 2014, la biennale a aussi ses quartiers dans la Halle rénovée de la Courrouze, un ancien arsenal militaire transformée ne lieu d’exposition de 1638 mètres carrés. La Biennale se déploie également ailleurs en Bretagne à la galerie Raymond Hains de Saint-Brieuc et à la Passerelle, centre d’art contemporain à Brest.

Vernissage Biennale 2016 à Rennes
© Michel François
Bruno Caron

La biennale, « un territoire
de découverte inépuisable »

Pour Bruno Caron, le Président d’Art Norac, l’association pour le mécénat du groupe Norac, « la biennale a contribué à faire rayonner le paysage de l’art contemporain rennais qui compte beaucoup d’acteurs, de lieux et un très grand nombre d’œuvres sur l’espace public ». Le nom de la biennale, les Ateliers de Rennes, rappelle d’ailleurs que l’événement se tient dans une ville qui compte énormément d’ateliers d’artistes. Le terme d’atelier symbolise aussi les points de rencontres que la biennale cherche à créer entre deux mondes, entre l’atelier de production et l’univers industriel et l’atelier de l’artiste et la création contemporaine. « Aller voir ce qui se passe entre les systèmes c’est une manière de questionner l’économie. Et en matière artistique, il faut laisser une très grande liberté d’interprétation aux artistes et aux commissaires » tient à préciser Bruno Caron.

Au-delà du thème, réinterprété tous les deux ans, la biennale cherche surtout à éveiller la curiosité des visiteurs. « Le propos des commissaires est souvent de faire découvrir des artistes ou des propositions qui sont finalement peu connus du grand public, y compris du public amateur d’art contemporain. A chaque biennale, je découvre au moins deux tiers d’artistes ou d’œuvres que je ne connaissais pas. Je ne m’en lasse jamais, c’est un territoire d’apprentissage et de découverte inépuisable » raconte Bruno Caron. « En matière d’avant-garde ou de la mise en avant d’artistes dont le rôle historique n’a pas été suffisamment mis en relief, nous avons un rôle pédagogique très fort. Je ne pense pas qu’il y ait autant de manifestations en France où on révèle autant de choses dans le domaine de l’art contemporain ».

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